La Bible Savoy · restitution Lecture
Psaume 38
Archive documentaire du 20 octobre 2026, non homologuée comme édition critique.
1 Psaume de David. Pour faire mémoire.
2 SEIGNEUR, ne me reprends pas dans ton courroux, ne me corrige pas dans ta fureur.
3 Car tes flèches sont descendues en moi, et ta main s’est abattue sur moi.
4 Rien d’intact dans ma chair à cause de ton indignation, pas de paix dans mes os à cause de mon péché.
5 Car mes fautes ont dépassé ma tête ; comme un lourd fardeau, elles sont trop lourdes pour moi.
6 Mes plaies sentent mauvais, elles suppurent, à cause de ma folie.
7 Je suis courbé, profondément abattu ; tout le jour je marche assombri.
8 Car mes reins sont remplis de brûlure, et rien n’est intact dans ma chair.
9 Je suis sans force, écrasé à l’extrême ; je rugis dans le grondement de mon cœur.
10 Seigneur, devant toi est tout mon désir, et mon gémissement ne t’est pas caché.
11 Mon cœur palpite, ma force m’abandonne ; même la lumière de mes yeux n’est plus avec moi.
12 Mes amis et mes compagnons se tiennent à distance de ma plaie ; mes proches se tiennent au loin.
13 Ceux qui cherchent mon âme tendent des pièges ; ceux qui recherchent mon malheur parlent de ruine et murmurent des tromperies tout le jour.
14 Mais moi, comme un sourd, je n’entends pas ; comme un muet, je n’ouvre pas la bouche.
15 Je suis comme un homme qui n’entend pas, et dans la bouche duquel il n’y a pas de réplique.
16 Car en toi, SEIGNEUR, j’espère ; toi, tu répondras, Seigneur mon Dieu.
17 Car je dis : « Qu’ils ne se réjouissent pas à mon sujet ! » Quand mon pied chancelle, ils s’élèvent contre moi.
18 Car je suis prêt à tomber, et ma douleur est constamment devant moi.
19 Car je confesse ma faute ; je suis inquiet à cause de mon péché.
20 Mais mes ennemis vivants sont puissants ; ils sont nombreux, ceux qui me haïssent sans raison.
21 Ceux qui rendent le mal pour le bien m’accusent, parce que je poursuis le bien.
22 Ne m’abandonne pas, SEIGNEUR ; mon Dieu, ne sois pas loin de moi.
23 Hâte-toi de venir à mon aide, Seigneur, mon salut !